Décroissance, désencombrement, zéro déchet et autre minimalisme

Je crois que c’était en 2017 et je crois que cherchais à faire des économies. Donc en 2017 je découvre toutes ces tendances listées dans le titre de cet article et dont je n’oserais pas vous donner une définition, car, tout de même, on est pas sur un blog scientifique ici…

Bref, je découvre que je suis endettée, que mon actif net est quasi inexistant, que je consomme irresponsablement et que, non seulement, je ne voie presque pas mes enfants en étant un produit parfait de la société mais qu’en plus je leur laisserais une planète dévastée…
Mais bon, pas de panique, je découvre également de grandes inspirations : Pierre Rabhi, Marie Kondo, Béa Johnson, Dominique Loreau, Pete Adeny, et notre Jean-Sébastien Pilotte national, pour n’en nommer que quelques un.

En 2017 donc, je me lance dans de gros chantiers:

1- Le ménage d’abord: Je me souviens que lorsque je suis arrivée au Québec, il y a une quinzaine d’année, mes 26 ans de vie rentrait dans une valise qui ne pesait pas plus de 25kg… D’abord j’ai ouvert un compte Kijiji et je penses que j’ai vendu pour plus de 2,000$ d’objets qui trainaient dans mes placard. Puis j’ai investit dans des boîtes, beaucoup de boîtes mais aussi dans de nouveaux meubles, quelques décorations, une garde robe capsule, etc. Alors pour de vrai, le gain financier de cette opération est nul!!! Mais bon, le gain n’est n’est pas totalement inexistant si on supprime l’aspect financier. Pour moi il s’agissait d’une étape cruciale pour créer un environnement fonctionnel et dans lequel je me sente bien. Chaque chose à une place et je perds beaucoup moins de temps à fouiller pour trouver mes affaires. Chaque objet est utilisé et il n’y a plus de duplicata. J’ai probablement perdu de l’argent mais je penses qu’au quotidien, je gagne tous les jours quelques précieuses minutes 🙂

2- Le zéro déchet: Alors celui là, une vrai noble cause mais je trouve le défis tellement difficile… D’abord il faut s’équiper: des bocaux (en plus c’est lourd à porter), des sacs, des bee-wrap, de la lingerie menstruelle, une machine à yogourt, une nouvelle machine à café car ma Nespresso a une empreinte écologique bien trop grande, etc. Et tout ça, ça a un coup! Rentabilisé avec le temps me direz-vous. Oui effectivement, mais à condition de tenir la distance seulement parce qu’une machine à yogourt si non utilisée au final, ce n’est pas rentable. Le problème majeur que j’ai rencontré: le manque de temps. Effectivement, faire 5 places différentes pour une épicerie, préparer soi-même sa compote, ses produits ménager et ses bocaux, faire sa vaisselle (Et oui, moins de déchets, c’est aussi plus de vaisselle), difficile de faire fitter ça avec un travail à temps plein et une tribu de 5 personnes à gérer. 5 ans après, quels sont les vrais bonnes habitudes que nous avons réussi à intégrer dans notre quotidien? On achète en gros. Costco est une option mais même les épiceries offrent des gros formats maintenant. La coupe menstruelle est une incroyable découverte, un « life-changing ». S’il y a une seule chose à changer (pour les dames) c’est celle là! Le savon en barre aussi est bien installé. Le shampoing en barre l’est un peu moins par contre, car ma délicate chevelure ne le tolère pas très bien. On a découpé nos vieux draps pour en faire des chiffons qu’on utilise pour le ménage, mais nous on n’a pas entièrement éliminer les essuies-tout malheureusement. Par contre lingettes, coton démaquillant, film plastique, papier cadeau, s’éliminent plutôt bien. Finalement, yaourts, compotes, collation et tartes maison, on en fait surtout pour le plaisir de cuisiner en famille! Pour compenser, on a toujours un sac poubelle pour ramasser les déchets lorsqu’on va en balade!

3- La décroissance et la consommation responsable: Alors oui, je consomme moins. Quoi que, j’ai toujours du mal à refuser un Kinder surprise à mes enfants et que je peste à chaque fois que je jette un de ces jouets inutiles… Mais pour de vrai, je consomme plus cher… Mes vêtements (et ceux de toute la famille) sont soigneusement sélectionnés dans une filière locale et respectueuse de la nature. La nourriture est bio lorsqu’on peut se le permettre. Les meubles sont de plus grande qualité pour durer dans le temps. Ici aussi, le manque de temps est un bloquant pour aller plus loin, notamment dans la consommation de bien de deuxième main: fouiller pour trouver le bon produit, contacter plusieurs personnes, négocier les prix et faire plusieurs places. Tout ça fait grimper vertigineusement la facture! Financièrement, nous nous y retrouverons surement sur le long terme. Mais à court terme, les avantages que j’y trouve sont plus sur notre qualité de vie.

4- L’investissement dans des revenus passifs: Ah enfin une bonne nouvelle. Ça, ça a FONCTIONNÉ!!! Plus de dette, mon actif net a plus de doublé, je comprends mon banquier et j’ai un blog où je raconte comment je fais!

En conclusion et en fonction de mon expérience personnelle, je dirais que toute ces pratiques ne m’ont pas fait économiser beaucoup d’argent. À la base, chaque changement d’habitude demande un certain investissement et que la gestion du temps reste .
Mais au final, je m’aime un peu plus aussi de penser que ce que j’achète, je l’achète au juste prix, que chaque geste aussi minime soit-il participe à garder une environnement sain pour mes enfants et qu’aucun autre enfant n’aura dû travailler pour fabriquer les objets que j’utilise au quotidien.
Et vous qu’avez vous essayé?

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